“An African American’s Perspective on the Korean Wave” (Chosun Ilbo July 9, 2013)

Mariesa Ricks
Mariesa Ricks

Chosun Ilbo

July 9, 2013

“An African American’s Perspective on the Korean Wave”

Emanuel Pastreich

I received an unexpected email in February 2013, from a young woman who was studying public health at Harvard University. Mariesa Lee Ricks explained that her mother was Korean and that she had a great interest in Korean culture. Mariesa said that she hoped to find out how K-Pop and Korean social media can play a role in bringing positive messages to youth around the world.

Mariesa added that she hopes to visit Korea to carry out research. I wrote back to her telling her that I would be in Boston soon for a business trip and we agreed to meet up while I was there.

I did not recognize her at first. I was taken aback for a split second when she introduced herself because she turned out to be African American, and I had imagined a half-Korean, half-Caucasian woman who looked like my daughter Rachel. I was impressed that Mariesa did not display the slightest sense of discomfort or uncertainty in the few seconds that it took me to get over my embarrassment. She was clearly an extremely mature and composed woman with a strong sense of herself.

We sat down at the café for a cup of coffee and muffins and Mariesa started to tell me how her research was far more than academic interest, but part of a vision for her own cultural and ethical mission and an extension of her experiences since childhood. The Korean Wave was an essential part of a search for greater diversity and acceptance of both herself and others. She imagined it as something far larger than just the catchy songs of Psy.

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Why the U.S. should take a stand on autonomous weapons

The United States has not embraced any such treaty limiting the development of robots and drone for military use. But the United States would be serving its own strategic interests if it did. The odds that the United States will win such a race, considering the rate at which the cost of creating drones is dropping, is low. Better to buy into a global treaty now, while you still can.

Recently, an open letter entitled “Autonomous Weapons: an Open Letter from AI & Robotics Researchers” was released at the International Joint Conference on Artificial Intelligence in Buenos Aries on July 28, 2015. The letter spells out the basic terms for such an international treaty.  robotdrone1

“한국, 기후변화, 그리고 군사합동훈련” (중앙일보 2015년 8월 8일 )

중앙일보

“한국, 기후변화, 그리고 군사합동훈련”

2015년  8월  8일  

 

 

 

임마누엘 페스트라이쉬

 

미국 하와이 주 진주만 해군 기지에 본부를 두고 있는 미국 태평양 함대(USPACFLT)는 2년마다 6·7월에 환태평양합동연습(RIMPAC)의 호스트가 된다. RIMPAC은 글로벌 군사 협력으로 동아시아 지역의 역내 갈등을 줄이고 있는 굉장히 성공적인 프로그램이다.

RIMPAC은 태평양 지역에 있는 나라들의 군 대표들을 초청한다. 참가자들은 각 군의 상호운용성(interoperability)을 증진시키고 광범위한 종류의 군사 시나리오에 대비할 능력을 향상시킨다. RIMPAC이 이룩한 가장 중요한 성과는 각 나라를 대표하는 실무자급 군사 엘리트들이 다른 나라의 동료들과 개인적인 친분을 쌓을 수 있게 한다는 것이다.

2014년 RIMPAC이 거둔 의미 있는 성과는 중국 인민해방군의 해군이 참가했다는 것이다. 미국이 주도한 대규모 해군 훈련에 중국이 참가한 최초의 사례다.

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“관광에 농촌 마을의 미래가 있다” (중앙일보 2015년 7월 18일)

중앙일보

“관광에 농촌 마을의 미래가 있다”

2015년 7월 18일

 

 

 

나는 최근 친구를 따라 금산 인근 산에 자리 잡은 작은 마을을 방문했다. 양옆으로 소나무가 늘어선 구불구불한 길을 한동안 차로 달리고 나니 19세기 말 20세기 초에 지은 수수한 집들이 시야 속으로 들어왔다.

산마루를 따라 늘어선 이 목조 가옥들의 보존 상태는 좋지 않았다. 무성한 덤불과 덩굴 사이로 녹슨 파이프와 깨진 유리창이 보였다. 퇴락한 건물보다 충격적이었던 것은 마을 사람들의 나이였다. 80~90대 노인이 70대 노인의 도움을 받아 살아가고 있었다. 더 젊은 연령대의 마을 주민은 아예 없었다. 우리는 한국의 저출산율과 이농이 낳은 우울한 현장과 마주했던 것이다.

내 친구 집의 거실에 앉아 와인 한잔을 마시자 새로운 시각이 떠올랐다. 친구가 사들여 수리한 집은 쾌적한 데다가 규모도 컸다. 나는 즉각적으로 어렸을 때 여름방학을 보내곤 했던 남부 프랑스의 집들을 떠올렸다.

순간 나는 개안(開眼)을 체험했다. 처음에는 이 농촌 마을에서 벌어지고 있는 고령화의 비극만 보였다. 이 마을에 잠재된 엄청난 가능성을 느끼지 못했던 것이다. 이내 고령자들만 살고 있는 한국의 지방 풍경이 결코 영원히 지속되지는 않는다는 것을 깨달았다. 상상의 지평선 너머로 전혀 다른 전원 풍경이 보였다. 10여 년 정도의 세월이 흐르고 나면 쇠락의 단계를 뒤로하고 새로운 물결이 시작될 것이다. 그때가 되면 젊은이들이 몰려들어 이곳이 도시보다 인구학적으로 더 젊게 될 수 있다.

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“Appel à la raison à l’occasion du 60e anniversaire du manifeste Russell-Einstein” (Le Huffington Post)

Le Huffington Post

“Appel à la raison à l’occasion du 60e anniversaire du manifeste Russell-Einstein”

24/07/2015

Emanuel Pastreich

 

http://www.huffingtonpost.fr/emanuel-pastreich/appel-a-la-raison-a-loccasion-du-60e-anniversaire-du-manifeste-russell-einstein_b_7854938.html

 

 

INTERNATIONAL – Soixante ans après qu’Albert Einstein et Bertrand Russell aient publié leur manifeste à propos de la menace croissante de guerre mondiale, le monde continue de faire face à la perspective d’un anéantissement nucléaire couplée à la menace du changement climatique.

C’était il y a 60 ans : Bertrand Russell et Albert Einstein se réunissent avec un groupe d’intellectuels à Londres pour rédiger et signer un manifeste qui met le lecteur en garde contre la course vers un affrontement entre les blocs communistes et anti-communistes. Parmi les signataires de ce manifeste, deux prix Nobel figurent: Hideki Yukawa et Linus Pauling.

Les auteurs livrent un texte sans concession, assimilant la marche vers la guerre et l’utilisation d’armes nucléaires capables d’effacer les Etats-Unis et l’Union soviétique de l’époque, à une menace pour l’humanité entière. Le manifeste montre que les progrès de la technologie, en particulier l’invention de la bombe atomique, ont mis l’histoire humaine sur une voie nouvelle et probablement désastreuse.

Le manifeste, abrupt, pose le choix qui s’offre à l’humanité:

“Voici donc le problème que nous vous présentons, dans ce qu’il a d’austère, de terrible et d’inéluctable : allons-nous mettre fin à l’espèce humaine ; ou l’espèce humaine est-elle prête à renoncer à se faire la guerre ?”

Le Manifeste Russell-Einstein eut pour conséquence une réorientation de la stratégie dangereuse des Etats-Unis. Ce fut le début d’une réflexion sur la notion de sécurité qui mena à la signature du traité de non-prolifération des armes nucléaires en 1968 et à des négociations dans les années 1970 sur le contrôle des armements.

Aujourd’hui, ces avancées sont loin derrière et sont en voie d’être abandonnées. Les Etats-Unis ont complètement oublié les obligations du traité de non-prolifération. L’expression “contrôle des armes” a disparu des discussions sur la sécurité. L’année passée les affrontements entre les Etats-Unis et la Russie en Ukraine sont allés si loin que de nombreux commentateurs parlent de risque de guerre nucléaire.

Résultat, le 16 juin dernier, la Russie a annoncé l’ajout de 40 nouveaux missiles balistiques intercontinentaux pour répondre aux investissements de modernisation des forces nucléaires consentis par les États-Unis au cours des deux dernières années.

Des tensions similaires sont apparues entre le Japon et la Chine sur les îles Senkaku/Diaoyutai et entre les Etats-Unis et la Chine sur la mer de Chine du Sud. Les discussions sur la possibilité d’une guerre avec la Chine dans les médias occidentaux sont de plus en plus fréquentes, et une militarisation des relations américaines avec l’Asie est en train d’émerger.

Mais cette fois, les dangers de la guerre nucléaire sont augmentés par une menace égale ou supérieure : celle du changement climatique. L’amiral Samuel Locklear, commandant du Commandement du Pacifique des États-Unis, déclarait dans un article du Boston Globe en 2013 que le changement climatique “est probablement la chose la plus probable que qui va se passer… qui va remettre en question la sécurité à un niveau bien supérieur aux autres scénarios envisagés.”

Plus récemment, le Pape François a publié une analyse franche et détaillée, dans un encyclique consacrée à la menace du changement climatique :

“Il est remarquable de voir la faiblesse des réponses politiques internationales au changement climatique. Par conséquent, tout ce que nous pouvons attendre, c’est de la rhétorique superficielle, des actes sporadiques de philanthropie et des expressions sommaires de préoccupation pour l’environnement, alors que toute véritable tentative par des groupes, au sein de la société, visant à introduire un véritable changement, est considérée comme une nuisance basée sur des illusions romantiques ou un obstacle à contourner.”

Récemment, alors que le 60e anniversaire du Manifeste Russell-Einstein approchait, je suis devenu de plus en plus perturbé par l’inertie complète des milieux éduqués et connectés face à cette situation. Sans doute la plus dangereuse de l’histoire moderne et peut-être de l’histoire humaine. Plus sombre encore que la catastrophe envisagée par Russell et Einstein. Non seulement nous sommes confrontés à la probabilité accrue d’une guerre nucléaire, mais il y a des signes que le changement climatique progresse plus rapidement que ce que nous pensions. Le magazine Science a récemment publié une étude qui prédit une destruction marine massive si nous ne nous détournons pas des tendances actuelles. Les glaciers de l’Antarctique Sud, pensés comme plus stables, fondent beaucoup plus rapidement que prévu. Pourtant, nous ne voyons pas le moindre effort de lutte contre cette menace de la part des grandes puissances.

Je discutais de mes préoccupations avec mon ami John Feffer, directeur de Foreign Policy in Focus et associé de l’Asia Institute. John a beaucoup écrit sur la nécessité d’identifier les changements climatiques comme la principale menace de sécurité. Et il a travaillé en étroite collaboration avec Miriam Pemberton de l’Institut For Policy Studies sur les efforts nécessaires pour détourner les Etats Unis de l’économie militaire. Avec John, nous avons travaillé sur une version du manifeste adaptée à la situation du changement climatique, un problème qui n’était pas encore formulé en 1955. Nous avons tourné le manifeste en une pétition que nous vous invitons tous à signer. Cette nouvelle version du manifeste est ouverte à la participation de tous, elle ne s’adresse pas seulement à une élite de Prix Nobel.

J’ai aussi discuté avec David Swanson, un ancien collègue de mes années passées à travailler sur la campagne du démocrate Dennis Kucinich en 2004. David est désormais Directeur de World Beyond War, une organisation qui cherche à créer un consensus sur le fait que la guerre n’a plus sa place dans la culture humaine. David a proposé de présenter le manifeste à un large groupe d’activistes et nous nous sommes mis d’accord pour que Foreign Policy in Focus, le Asia Institute et World Beyond War soient co-sponsors du manifeste mis à jour.

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“农村观光是旅游产业的未来” 中央日报

中央日

“农村观光是旅游产业的未来”

 

2015.07.21

贝一

 

我曾跟随朋友一起前往位于锦山附近山上的小村庄,开车沿着两旁长满松树的曲折道路开了许久,建于19世纪末20世纪初的朴素民房便开始映入眼帘。

沿着山坡分布的这些木结构房屋保存状态并不好,可以从茂盛的草丛和藤蔓中看到生锈的管道和破碎的玻璃窗,然而比起这些颓废的建筑,村庄居民的年龄更是令人震惊。村子里大多是些八九十岁的老人,在七十多岁老人的帮助下生活。在这里根本没有再年轻一些的人口。我们就这样亲眼目睹了反映韩国低出生率和弃农问题带来的悲惨现实。

坐在朋友家的客厅里喝上一杯红酒,一个新的念头不禁浮现出来。朋友买来修缮一新的房屋不仅宽敞明亮,且面积很大,令我立刻回忆起了小时候暑假经常前往度假的位于法国南部的房子。

猛然感觉自己大开眼界。一开始,我眼中只看到这个乡下村庄的老龄化悲剧,没有感受到这里潜在的无尽可能。现在我意识到,韩国这种只有高龄老人生活的地方乡村风景绝不会永远持续不变,跨越想象的地平线,我看到了另一种完全不同的田园风景。10多年之后,这里一定会走出衰落的现状,掀起一阵新的浪潮。那时候,年轻人将纷纷来到这里,使这里的人口学年龄结构比城市更为年轻。

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“The future of Korea’s rural towns” (JoongAng Daily July 22, 2015)

JoongAng Daily

“The future of Korea’s rural towns”

July 22, 2015

Emanuel Pastreich

 

I was recently taken on a trip by a friend to a tiny village nestled in the mountains near Kumsan, South Chungcheong. We drove along winding roads lined with pine trees for some time until we found ourselves standing in front of a cluster of modest houses built in the late 19th and early 20th centuries.

These wooden houses lining the ridge of a mountain were not well-maintained. Rusted pipes and broken windows were visible between the thick underbrush and vines that threatened to swallow them. But even more striking than the state of the disrepair of the buildings, was the age of the villagers. Villagers in their 70s helped those in their 80s and 90s with their groceries and cleaning because there simply was not anyone younger around. The lack of proper maintenance was because cleaning was too strenuous a task for them.

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Ein Aufruf zur Vernunft am 60. Jahrestag des Russell-Einstein Manifests

Ein Aufruf zur Vernunft am 60. Jahrestag des Russell-Einstein Manifests

60 Jahre nachdem Albert Einstein und Bertrand Russell ihr Manifest über die wachsende Gefahr eines Weltkriegs veröffentlicht hatten, sieht sich der Globus erneut mit der Möglichkeit eines Atomkriegs konfrontiert – zusammen mit der Bedrohung durch den Klimawandel

(von Emanuel Pastreich, 9. Juli 2015)

Es war genau von 60 Jahren, als Bertrand Russell und Albert Einstein mit einer Gruppe führender Intellektueller in London zusammen kamen und ein Manifest unterzeichneten[1], in welchem sie die gefährliche Dynamik hin zu einem Krieg zwischen den kommunistischen und anti-kommunistischen Fraktionen des Globus verurteilten. Zu den Unterzeichnern dieses Manifests gehörten führende Nobelpreisträger wie Hideki Yukawa und Linus Pauling.

Sie nahmen dabei kein Blatt vor den Mund, indem sie die Drang nach Krieg und das rücksichtslose Reden vom Gebrauch nuklearer Waffen, die damals über die Vereinigten Staaten und die Sowjetunion hinwegfegten, als Gefahr für die gesamte Menschheit bezeichneten. In dem Manifest wurde die Schlussfolgerung gezogen, dass die technologischen Fortschritte, insbesondere die Erfindung der Atombombe, die Menschheitsgeschichte verändert hatten.

Das Manifest fasste die Wahl, vor die die Menschheit gestellt wurde, in scharfen Worten zusammen:

“Hier also liegt das Problem, nackt, furchtbar und unausweichlich: Werden wir dem Menschengeschlecht den Untergang bereiten, oder wird die Menschheit auf Krieg verzichten?”

Das Russell-Einstein Manifest erzwang eine ernsthafte Neubetrachtung der gefährlichen Richtung, in die sich die Vereinigten Staaten in der damaligen Zeit bewegten und war der Beginn einer Neuausrichtung der Idee von Sicherheit, die zum Nichtverbreitungspakt von 1968 und zu den Rüstungskontrollgesprächen der 1970er Jahre führte.

Aber wir können uns heute nicht auf diesen Errungenschaften ausruhen. Die Vereinigten Staaten haben ihre gemäß dem Nichtverbreitungsvertrag eingegangenen Verpflichtungen vollständig vergessen und das Wort “Rüstungskontrolle” ist aus der Diskussion über Sicherheit verschwunden. Das vergangene Jahr stand unter dem Zeichen der Konfrontation der Vereinigten Staaten mit Russland in der Ukraine bis zu einem Ausmaß, dass viele von der Gefahr eines nuklearen Kriegs gesprochen haben.

Als ein Ergebis dessen gab Russland am 16. Juni dieses Jahres bekannt, dass es 40 neue Interkontinentalraketen[2] in Betrieb nehmen wolle, als Antwort auf die Investitionen der Vereinigten Staaten in die Nachrüstung der U.S.-Nuklearstreitkräfte während der vergangenen zwei Jahre.

Ähnliche Spannungen sind zwischen Japan und China im Disput über die Senkaku/Diaoyutai-Inseln und zwischen den Vereinigten Staaten und China über das Südchinesische Meer aufgekommen. Diskussionen über die Möglichkeit eines Kriegs mit China tauchen mit zunehmender Häufigkeit in den westlichen Medien auf, und zutiefst verstörend ist dabei ein klarer Drang hin zur Militarisierung der amerikanischen Beziehungen mit Asien.

Aber in der heutigen Zeit werden die Gefahren eines nuklearen Kriegs ergänzt durch eine gleichwertige oder sogar noch größere Bedrohung: den Klimawandel. Selbst der Kommandant des Pazifikkommandos der Vereinigten Staaten (“United States Pacific Command”), Admiral Samuel Locklear, teilte dem “Boston Globe” im Jahr 2013 mit[3], dass der Klimawandel “allerhöchstwahrscheinlich diejenige Sache ist…die die Sicherheitsarchitektur lähmen wird, wahrscheinlich mehr als andere Szenarien, über die wir oft sprechen.”

Jüngst gab Papst Franziskus eine detaillierte und unverblümte Enzyklika heraus, die sich der existenziellen Bedrohung durch den Klimawandel widmet und in der er erklärt:

 

“Es ist bemerkenswert, wie schwach die internationalen Reaktionen in Antwort [auf den Klimawandel] bisher gewesen sind. Daraus folgend ist das Beste, das man erwarten kann, oberflächliche Rhetorik, sporadische Akte der Philanthropie und ohne wirkliches Interesse daherkommende Bekundungen der Sorge um die Umwelt. Während jeder ernstgemeinte Versuch von Gruppen innerhalb der Gesellschaft Wandel herbeizuführen, als eine auf romantisierten Illusionen basierende Belästigung oder als zu umgehendes Hindernis betrachtet wird.”

Als der 60. Jahrestag des Russell-Einstein Manifests näher rückte, wurde ich zunehmend verstört in Anbetracht der vollständigen Untätigkeit unter den am besten Gebildeten und den Gut-Vernetzten im Angesicht eines der gefährlichsten Momente in der modernen Geschichte, und vielleicht in der menschlichen Geschichte überhaupt, weitaus düsterer als das, dem sich Russell und Einstein gegenüber sahen. Nicht nur sehen wir uns einer zunehmenden Wahrscheinlichkeit eines nuklearen Kriegs gegenüber; auch gibt es Anzeichen dafür, dass der Klimawandel schneller voranschreitet als zuvor erwartet. Das “Science Magazine” hatte jüngst eine Studie veröffentlicht[4], die eine massive Zerstörung im Bereich der Meere vorhersagt, falls wir den gegenwärtigen Trends folgen, und selbst die Gletscher der südantarktischen Halbinsel – die einst für die stabilsten gehalten wurden – schmelzen in rapider Geschwindigkeit[5]. Und trotzdem sehen wir von den Großmächten noch nicht einmal die oberflächlichsten Anstrengungen um dieser Bedrohung zu begegnen.

Ich sprach informell über meine Sorgen mit meinem Freund John Feffer, Direktor der Zeitschrift “Foreign Policy in Focus” mit Sitz in Washington D.C. und Partner des “Asia Institute” in Seoul, Korea. John hat in großem Umfang über die Erfordernis geschrieben, den Klimawandel als die primäre Sicherheitsbedrohung zu identifizieren und hat auch eng mit Miriam Pemberton vom “Institute for Policy Studies” zusammengearbeitet in der Bemühung, die Vereinigten Staaten von der Militärwirtschaft wegzubewegen. Gemeinsam stellten wir eine etwas aktualisierte Version des Manifests zusammen, die den Klimawandel betont (ein Problem, das im Jahr 1955 noch nicht verstanden wurde) und machten daraus ein Dokument, das nicht nur von Nobelpreisträgern, sondern von jedem Menschen auf der Welt unterzeichnet werden kann.

Ich sprach auch mit David Swanson, einem Freund aus meinen Tagen, als ich mit meiner Arbeit den Wahlkampf von Dennis Kucinich für dessen Nominierung durch die Demokratische Partei im Jahr 2004 unterstützte. David steht heute im Dienst als Direktor von “World Beyond War” und ist tiefgründig engagiert in der Arbeit um einen Konsens zu schaffen, in dem Krieg nicht länger eine Notwendigkeit für die menschliche Gesellschaft darstellt. Er bot an, das Manifest einer breiten Gruppe von Aktivisten vorzustellen und wir einigten uns darauf, dass “Foreign Policy in Focus”, das “Asia Institute” und “World Beyond War” gemeinsam das neue Manifest mittragen.

Schließlich sendete ich den Entwurf an Noam Chomsky, der bereitwillig anbot das Manifest zu unterzeichnen und dazu den folgenden Kommentar schrieb:

“Im vergangenen Januar wurde die berühmte “Atomkriegsuhr” zwei Minuten näher an Mitternacht herangerückt, so nahe wie nicht mehr seit einer großen Kriegsangst vor 30 Jahren. Die begleitende Erklärung, die davor warnt, dass die beständige Bedrohung durch nuklearen Krieg und “ungehinderten Klimawandel” die menschliche Zivilisation ernsthaft bedrohen, ruft die düstere Warnung von Bertrand Russell und Albert Einstein an die Menschen vor 60 Jahren in Erinnerung und ruft sie auf, eine Entscheidung zu treffen, die “nackt, furchtbar und unausweichlich [ist]: Werden wir dem Menschengeschlecht den Untergang bereiten, oder wird die Menschheit auf Krieg verzichten?”

In der gesamten Menschheitsgeschichte gab es niemals eine Entscheidung wie diejenige, der wir heute gegenüber stehen.”

Im Folgenden ist die Deklaration zum 60. Jahrestag des Russell-Einstein Manifests aufgeführt. Wir möchten alle Menschen, die um die Zukunft der Menschheit und die Zukunft der irdischen Biosphäre besorgt sind, dazu ermutigen, sich den Unterzeichnern der Erklärung anzuschließen und Freunde und Familienmitglieder dazu einzuladen, ebenfalls die Erklärung zu unterzeichnen. Die Deklaration kann hier auf der “DIY RootsAction”-Website unterzeichnet werden: http://diy.rootsaction.org/p/man

Deklaration zum 60. Jahrestag des Russell-Einstein Manifests:

(9. Juli 2015)

In Anbetracht des wachsenden Risikos, dass in zukünftigen Kriegen Waffen, nukleare und andere, eingesetzt würden, welche die fortschreitende Existenz der Menschheit gefährden, drängen wir die Regierungen der Welt darauf zu verstehen und öffentlich anzuerkennen, dass ihre Ziele nicht durch einen Weltkrieg vorangetrieben werden können. Und wir fordern sie dazu auf, infolgedessen nach friedlichen Wegen der Beilegung strittiger Angelegenheiten zwischen ihnen zu suchen.

Auch schlagen wir vor, dass alle Regierungen der Welt damit beginnen, diejenigen Ressourcen, die bislang der Vorbereitung auf destruktive Konflikte zugeteilt wurden, einem neuen, konstruktiven Zweck zukommen zu lassen: der Abmilderung des Klimawandels und dem Errichten einer neuen und nachhaltig zukunftsfähigen Zivilisation im globalen Maßstab.

Das Bestreben dieser Deklaration wird unterstützt von “Foreign Policy in Focus”, dem “Asia Institute” und “World Beyond War” und wurde am 9. Juli 2015 ins Leben gerufen.

Die Deklaration kann hier unterzeichnet werden:

http://diy.rootsaction.org/p/man

Warum ist diese Deklaration wichtig?

Genau vor 60 Jahren versammelten sich führende Intellektuelle unter der Führung von Bertrand Russell und Albert Einstein in London, um ein Manifest zu unterzeichnen und um mit diesem ihre Sorge zum Ausdruck zu bringen, dass der Kampf zwischen den kommunistischen und anti-kommunistischen Blocks im Zeitalter der Wasserstoffbombe die Vernichtung der Menschheit besiegeln könnte.

Obwohl wir bislang den nuklearen Krieg, den diese Intellektuellen fürchteten, vermeiden konnten, wurde die Gefahr lediglich hinausgeschoben. Die Bedrohung, die unlängst wieder erschienen ist zusammen mit den Konflikten in der Ukraine und im Mittleren Osten, ist nur noch düsterer geworden.

Darüber hinaus droht mit der Beschleunigung des technischen Fortschritts ein Weiterreichen von nuklearen Waffen, und vielen anderen Waffen mit ähnlicher Zerstörungsgewalt, in die Hände einer wachsenden Zahl an Nationen (und potenziell auch an “nicht-staatliche Akteure”). Zur selben Zeit haben die Erstbesitzer nuklearer Waffensysteme dabei versagt, ihren Verpflichtungen unter dem Nichtverbreitungspakt nachzukommen, welche die Vernichtung der eigenen Arsenale verlangen.

Und jetzt sehen wir uns einer existenziellen Bedrohung gegenüber, die möglicherweise in Konkurrenz zu den destruktiven Konsequenzen selbst eines umfassenden Atomkriegs treten könnte: dem Klimawandel. Die raubgierige Ausbeutung unserer Ressourcen und ein gedankenloses Vertrauen auf die Nutzung fossiler Brennstoffe haben eine noch nie dagewesene Störung unseres Klimas verursacht. Zusammen mit einem unbegrenzten Angriff auf unsere Wälder, unsere Feuchtbiotope, unsere Ozeane, und auf unsere Ackerböden – im Streben nach kurzfristigen Gewinnen – hat uns diese unhaltbare wirtschaftliche Expansion an den Rand des Abgrunds gebracht.

Das Original-Manifest von 1955 erklärt: “Wir sprechen hier nicht als Angehörige dieser oder jener Nation, dieses oder jenes Erdteils oder dieses oder jenes Glaubensbekenntnisses, sondern als Angehörige der Spezies Mensch, deren weitere Existenz zweifelhaft geworden ist.”

Die Zeit ist für uns gekommen um mit dieser entstellten und irreführenden Auffassung von Fortschritt und Entwicklung, die uns verführt hatte und uns zur Zerstörung geführt hat, zu brechen.

Intellektuelle tragen – mit den Gaben ihrer spezialisierten Expertisen und Einsichten über die wissenschaftlichen, kulturellen und historischen Wirkungskräfte, die uns in diese missliche Lage gebracht haben – eine besondere Führungsverantwortung. Zwischen einem Söldner-Heer, das ohne Rücksicht auf Konsequenzen eine Agenda der engen Interessen verfolgt, und einer oft entmutigten, in die Irre geführten, und manchmal apathischen Bürgerschaft, stehen die Intellektuellen jeder Fachrichtung und aus jedem Arbeitsgebiet.

Es liegt an uns, die rücksichtslose Beschleunigung des Rüstungswettlaufs und die kriminelle Zerstörung des Ökosystems anzuprangern. Die Zeit ist für uns gekommen, um unsere Stimmen in einer gemeinsamen Anstrengung zu erheben.

Erstunterzeichner:

Noam Chomsky, professor emeritus, MIT

Helen Caldicott, author

Larry Wilkerson, retired United States Army Colonel and former chief of staff to Secretary of State Colin Powell.

Benjamin R. Barber, president, Global Parliament of Mayors Project

Naomi Klein, author of This Changes Everything

David Swanson, director, World Beyond War

John Feffer, director, Foreign Policy in Focus

Emanuel Pastreich, director, The Asia Institute

Leah Bolger, chair, coordinating committee, World Beyond War

Ben Griffin, coordinator, Veterans For Peace UK

Michael Nagler, founder and president, The Metta Center for Nonviolence

John Horgan, science journalist & author of The End of War

Kevin Zeese, co-director, Popular Resistance.

Margaret Flowers, M.D., co-director of Popular Resistance

Dahr Jamail, staff reporter, Truthout

John Kiriakou, associate fellow, Institute for Policy Studies and CIA Torture Whistleblower

Kim Hyung yul, president of the Asia Institute and professor of history, Sook Myung University

Choi Murim, professor of medicine, Seoul National University

Coleen Rowley, retired FBI agent and former Minneapolis Division legal counsel

Ann Wright, retired U.S. Army Colonel and former US diplomat

Mike Madden, vice president, Veterans For Peace, Chapter 27 (veteran of the US Air Force)

Chante Wolf, 12 year Air Force, Desert Shield/Storm veteran, member of Chapter 27, Veterans For Peace

William Binney, former NSA technical director, World Geopolitical & Military Analysis and co-founder of the SIGINT Automation Research Center.

Jean Bricmont, professor, Université Catholique de Louvain

Das Russell-Einstein Manifest

(herausgegeben in London am 9. Juli 1955)

Angesichts der tragischen Situation, welcher die Menschheit gegenwärtig gegenübersteht, meinen wir, dass sich die Wissenschaftler zur Aussprache zusammenfinden sollten um die Gefahren, welche aufgrund der Entwicklung der Massenvernichtungsmittel entstanden sind, abzuschätzen, und um über eine Resolution im Sinne des am Ende stehenden Entwurfs zu diskutieren.

Wir sprechen hier nicht als Angehörige dieser oder jener Nation, dieses oder jenes Erdteils oder dieses oder jenes Glaubensbekenntnisses, sondern als menschliche Wesen, als Angehörige der Spezies Mensch, deren weitere Existenz zweifelhaft geworden ist. Die Welt ist voller Streitigkeiten und der titanische Kampf zwischen Kommunismus und Antikommunismus überschattet alle kleineren Konflikte.

Fast jedermann mit politischem Bewusstsein hegt feste Ansichten über eine oder mehrere dieser Streitfragen. Aber wir bitten inständig darum, derartige Meinungen zurückzustellen und sich lediglich als Mitglied einer biologischen Art zu betrachten, die eine beachtliche Geschichte hinter sich hat und deren Untergang keiner von uns wünschen kann.

Wir wollen versuchen, nicht ein einziges Wort auszusprechen, das bei einer Partei mehr Anklang finden würde als bei einer anderen. Alle schweben in gleichem Maße in Gefahr; und wenn erst die Gefahr erkannt worden ist, besteht die Hoffnung, dass man sie gemeinsam abwenden kann.

Wir müssen lernen, auf neue Art zu denken. Wir sollten nicht mehr danach fragen, welche Mittel und Wege dem militärischen Siege der von uns bevorzugten Partei offen stehen. Solche Möglichkeiten gibt es nämlich gar nicht mehr. Vielmehr stehen wir vor der Frage, auf welche Weise eine militärische Auseinandersetzung, deren Folgen für alle Beteiligten unheilvoll sind, verhindert werden kann.

Die allgemeine Öffentlichkeit und sogar viele Männer in führenden Stellungen haben sich noch nicht vergegenwärtigt, was ein Krieg mit Kernbomben bedeuten würde. Die Allgemeinheit denkt hierbei immer noch an die Ausradierung von Städten. Man hat begriffen, dass die neuen Bomben noch stärker sind als die alten und dass, während eine Atombombe seinerzeit Hiroshima vernichten konnte, nunmehr eine Wasserstoffbombe die größten Städte wie London, New York und Moskau dem Erdboden gleichmachen könnte.

Zweifellos würden in einem Wasserstoffbombenkrieg die großen Städte verschwinden. Aber das wäre nur eines der kleineren Unglücke, die uns bevorstehen würden. Wenn in London, New York und Moskau alle bis auf den letzten Mann umgebracht werden würden, dann könnte sich die Welt im Lauf von ein paar Jahrhunderten von diesem Schlag erholen. Aber heute wissen wir, vor allem seit dem Bikini-Atoll-Versuch, dass Kernbomben Verderben über ein viel größeres Gebiet allmählich ausbreiten können, als bisher vermutet worden war.

Aus zuverlässiger Quelle wird berichtet, dass man zurzeit eine Bombe herstellen kann, welche 2500mal so wirksam ist wie jene, welche Hiroshima zerstört hat. Solch eine Bombe jagt radioaktive Teilchen in die obere Atmosphäre, sofern sie in Bodennähe oder unter Wasser explodiert. Diese Teilchen sinken allmählich wieder herab und erreichen die Erdoberfläche in Gestalt tödlichen Staubes oder Regens. Mit derartigem Staub wurden seinerzeit die japanischen Fischer und ihr Fang infiziert.

Kein Mensch weiß, wie weit solche tödlichen radioaktiven Teilchen ausgestreut werden können, aber die hervorragendsten Fachleute erklären einmütig, dass es sehr gut möglich wäre, dass ein Krieg mit Wasserstoffbomben der menschlichen Rasse ein Ende setzt. Es ist zu befürchten, dass beim Einsatz vieler Wasserstoffbomben ein allgemeines Sterben anhebt – plötzlich und schnell nur für die Minderzahl, für die Majorität hingegen als qualvolle Krankheit und langsames Dahinwelken.

Viele Männer der Wissenschaft und Autoritäten der Kriegsführung haben gewarnt. Keiner von ihnen sagt, dass die übelsten Auswirkungen gewiss sind. Aber sie sagen, dass jene Folgen möglich sind, und dass niemand

sicher sein könne, dass sie nicht eintreten werden. Wir haben bis jetzt nicht finden können, dass die diesbezüglichen Ansichten der Fachleute in irgend einer Weise von ihrer politischen Einstellung oder von anderen Vorurteilen abhängen. Vielmehr haben unsere Nachforschungen erwiesen, dass hierfür der Umfang der Sachkenntnis des einzelnen Fachmannes maßgeblich ist, und dass diejenigen Männer, welche am meisten wissen, die ärgsten Befürchtungen haben.

Hier also liegt das Problem, nackt, furchtbar und unausweichlich: “Werden wir dem Menschengeschlecht den Untergang bereiten, oder wird die Menschheit auf Krieg verzichten?” Man mag der Frage nicht nähertreten, weil den Krieg abzuschaffen so schwierig sei.

Die Beseitigung des Krieges wird unangenehme Einschränkungen der nationalen Souveränität verlangen. Was aber vielleicht mehr als alles andere ein Verständnis der Situation verhindert, liegt daran, dass das Wort “Menschheit” sich so unbestimmt und abstrakt anhört. Die Menschen stellen sich kaum vor, dass die Gefahr ihnen selbst, ihren Kindern und Großkindern und nicht bloß einer dunkel empfundenen Menschheit droht. Sie können es kaum begreifen, dass sie, jeder einzelne und all jene, die sie lieben, in der ungeheueren Gefahr schweben, auf qualvolle Weise umzukommen. Und so wiegen sie sich in der Hoffnung, dass es vielleicht doch zulässig sei, mit Kriegen fortzufahren, wenn die modernen Waffen verboten werden würden.

Diese Hoffnung aber ist eine Illusion. Was für Abmachungen über die Ausschaltung der Wasserstoffbombe auch in Friedenszeiten getroffen worden sind, sie würden in Kriegszeiten doch nicht als bindend angesehen werden. Auf beiden Seiten würde die Herstellung der Wasserstoffbombe wieder aufgenommen werden, sobald der Krieg ausgebrochen ist. Denn wenn auf der einen Seite die Bombe hergestellt wird und auf der anderen nicht, dann wäre der Gegner mit den Bombers ‘unvermeidlich der Sieger.

Obgleich also ein Abkommen über den Verzicht auf Atomwaffen als Teil einer allgemeinen Abrüstung keine endgültige Lösung darstellen würde, so würde es dennoch gewissen wichtigen Zwecken dienlich sein. Erstens hat jedes Übereinkommen zwischen Ost und West insoweit etwas Gutes an sich, als es zur Entspannung beiträgt. Zweitens würde die Abschaffung der thermonuklearen Waffen, sofern jeder von der ehrlichen Durchführung auf der anderen Seite überzeugt sein kann, die Furcht vor einem plötzlichen Angriff im Stile von Pearl Habour, welche gegenwärtig beide Seiten in einem Zustand nervöser Sorge hält, verringern. Wir würden daher ein solches Übereinkommen begrüßen, wenn auch nur als ersten Schritt.

Die meisten von uns denken nicht unparteiisch, aber als Menschen müssen wir uns stets vor Augen halten: Wenn die Streitfragen zwischen Ost und West auf irgendeine Weise entschieden werden können, welche jeden Partner weitgehend zufriedenstellen kann, sei er Kommunist oder Antikommunist, Asiate, Europäer oder Amerikaner, Weißer oder Schwarzer, dann dürfen diese Streitfragen keinesfalls durch Krieg entschieden werden. Es wäre zu wünschen, dass dieses sowohl im Osten als auch im Westen eingesehen wird.

Vor uns liegt, wenn wir richtig wählen, eine beständige Ausweitung von Glück, Wissen und Weisheit. Sollen wir stattdessen den Tod wählen, bloß weil wir unsere Streitereien nicht vergessen können? Wir wenden uns als Menschen an unsere Mitmenschen: Erinnert Euch Eures Menschseins und vergesst alles andere! Wenn Ihr das vermögt, dann öffnet sich der Weg zu einem neuen Paradies. Könnt Ihr es nicht, dann droht Euch allen der Tod.

Resolution:

Angesichts der Tatsache, dass in einem künftigen Weltkrieg Kernwaffen bestimmt benutzt werden würden, und dass derartige Waffen das Fortbestehen der Menschheit bedrohen, fordern wir die Regierungen, der ganzen Welt auf, einzusehen und öffentlich einzugestehen, dass ein Weltkrieg ihren Zielen nicht förderlich sein kann. Weiterhin fordern wir sie auf, friedliche Mittel aufzufinden, um alle Streitsachen zwischen sich zu schlichten.

Max Born

Perry W. Bridgman

Albert Einstein

Leopold Infeld

Frederic Joliot-Curie

Herman J. Muller

Linus Pauling

Cecil F. Powell

Joseph Rotblat

Bertrand Russell

Hideki Yukawa

Quellen:

1) http://www.umich.edu/~pugwash/Manifesto.html (“The Russell-Einstein Manifesto”, July 09, 1955)

2) http://www.washingtonpost.com/world/russia-to-increase-nuclear-arsenal-as-us-plans-more-firepower-in-europe/2015/06/16/2e81d4f4-1445-11e5-8457-4b431bf7ed4c_story.html (“Russia to increase nuclear arsenal as U.S. plans more firepower in Europe”, June 16, 2015)

3) http://www.bostonglobe.com/news/nation/2013/03/09/admiral-samuel-locklear-commander-pacific-forces-warns-that-climate-change-top-threat/BHdPVCLrWEMxRe9IXJZcHL/story.html (“Chief of US Pacific forces calls climate biggest worry”, The Boston Globe, March 09, 2013)

4) http://www.sciencemag.org/content/349/6243/aac4722 (“Contrasting futures for ocean and society from different anthropogenic CO2 emissions scenarios”, Science Magazine, July 03, 2015)

5) http://www.sciencemag.org/content/348/6237/899 (“Dynamic thinning of glaciers on the Southern Antarctic Peninsula”, Science Magazine, May 22, 2015)

6) http://diy.rootsaction.org/petitions/manifesto-on-the-future-of-war-and-climate-change (“Manifesto on the Future of War and Climate Change”, July 09, 2015)

Let us solve the problem of money in politics with…. more money in politics

When I received this email, which I consider as akin to spam, from a group known as “End Citizens United” I was more than a little disgusted.

This organization keeps asking me for money and to fill out forms on-line that they have produced. But for me, or for you, people with real experience, perhaps more experience than the people writing these mailings, there is no way to participate. The entire process is a dictatorship. What American politics needs is a way for ordinary people, or specialists, to participate in the decision-making process of the political campaign. There is no such option available.

 

 

Jeb Bush SuperPAC Smashes Record: Raises Over $1OO Million

The 2016 Election will be unlike any before in the history of the United States.

Jeb Bush’s SuperPAC just released a truly disturbing number: they’ve already raised more than $1OO million. It’s never been done this early.

Right-wing groups are going to spend hundred of millions of dollars to buy this election. We’re determined to do all we can to fight back — but first, we need your help and your voice.

Emanuel, will you take 1 minute to take our 2016 Election Survey?

http://act.endcitizensunited.org/2016-survey

Thank you!

-EndCitizensUnited.org

 

But, above all, I was reminded of the famous phrase of Albert Einstein,

 

“We can not solve our problems with the same level of thinking that created them”

 

Oddly, it appears many Americans think that they can respond to the domination of money in the political process by simply giving more money to good candidates. But the  remains assumption  that politics is just about money. This note from “End Citizens United” offers us no way to communicate with them, no way to offer our opinion, no way to participate in some form of democratic practice. If that is the case, then we are not any closer to the solution of the problem. Unless we assume that putting some friendly dictator in place will be the solution. We have seen this flaw in the campaign of Bernie Sanders, a campaign that also offers some sort of transparency and accountability, but insists that the only thing the citizen can do is to donate money.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“Call for Sanity on Sixtieth Anniversary of the Russell-Einstein Manifesto” (Foreign Policy in Focus,July 9, 2015)

Foreign Policy in Focus

“Call for Sanity on Sixtieth Anniversary of the Russell-Einstein Manifesto”

Emanuel Pastreich

July 9, 2015

It was exactly 60 years ago that Bertrand Russell and Albert Einstein gathered together with a group of leading intellectuals in London to draft and sign a manifesto in which they denounced the dangerous drive toward war between the world’s Communist and anti-Communist factions. The signers of this manifesto included leading Nobel Prize winners such as Hideki Yukawa and Linus Pauling.

They were blunt, equating the drive for war and reckless talk of the use of nuclear weapons sweeping the United States and the Soviet Union at the time, as endangering all of humanity. The manifesto argued that advancements in technology, specifically the invention of the atomic bomb, had set human history on a new and likely disastrous course.

The manifesto stated in harsh terms the choice confronting humanity:

 

Here, then, is the problem which we present to you, stark and dreadful and inescapable: Shall we put an end to the human race; or shall mankind renounce war?

 

The Russell-Einstein Manifesto forced a serious reconsideration of the dangerous strategic direction in which the United States was heading at that time and was the beginning of a recalibration of the concept of security that would lead to the signing of the Nonproliferation Treaty in 1968 and the arms control talks of the 1970s.

But we take little comfort in those accomplishments today. The United States has completely forgotten about its obligations under the Nonproliferation Treaty, and the words “arms control” have disappeared from the conversation on security. The last year has seen the United States confront Russia in Ukraine to such a degree that many have spoken about the risks of nuclear war.

As a result, on June 16 of this year Russia announced that it will add 40 new ICBMs in response to the investment of the United States over the last two years in upgrading its nuclear forces.

Similar tensions have emerged between Japan and China over the Senkaku/Diaoyutai Isles and between the United States and China over the South China Sea. Discussions about the possibility of war with China are showing up in the Western media with increasing frequency, and a deeply disturbing push to militarize American relations with Asia is emerging.

But this time, the dangers of nuclear war are complemented by an equal, or greater, threat: climate change. Even the commander of the U.S. Pacific Command, Admiral Samuel Locklear, told the Boston Globe in 2013 that climate change “is probably the most likely thing that is going to happen . . . that will cripple the security environment, probably more likely than the other scenarios we all often talk about.’’

More recently, Pope Francis issued a detailed, and blunt, encyclical dedicated to the threat of climate change in which he charged:

 

It is remarkable how weak international political responses (to climate change) have been. Consequently the most one can expect is superficial rhetoric, sporadic acts of philanthropy and perfunctory expressions of concern for the environment, whereas any genuine attempt by groups within society to introduce change is viewed as a nuisance based on romantic illusions or an obstacle to be circumvented.

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